LES GRANDES VENTES
UN VILLAGE AU COEUR DU PAYS DE BRAY

histoire

 LES GRANDES VENTES

 

Situation

 La commune des Grandes Ventes est située, au milieu de la forêt d'Eawy entre 164 et 183 mètres d'altitude, au nord du canton de Bellencombre et aux confins de l'arrondissement de Neufchâtel en Bray. Ce bourg se trouve à 11 km de Bellencombre, 21 km de Dieppe et une cinquantaine de kilomètres de Rouen. La commune des Grandes Ventes a aujourd'hui une superficie de 2 476 hectares, 22 ares, 7 centiares.

 

Forêt d'Eawy

 La forêt dont le nom paraît venu du mot celtique : Eawez : endroit humide, faisait partie d'une vastre contrée boisée, assainie avec le temps. Cette forêt, d'une superficie de 7 200 hectares, est traversée par l'Allée des Limousins d'une longueur de 14 kilomètres.

 

Origine du nom

 Paroisse fondée en 1261 dans la forêt d'Eawy par l'abbaye de Beaubec, qui l'a baptisée initialement du nom de Beaubecquet (de Bello Becqueto 1264), mais n'a pas réussi à maintenir cette appellation contre la dénomination populaire : Les Ventes d'Eawy (Les Ventes d'Iavy 1413), tirée du nom de la foêt environnante.

Le nom "LES GRANDES VENTES" a succédé à celui des Ventes d'Eawy au 18ème siècle, par opposition avec les "Petites Ventes", village de la même paroisse, devenu aujourd'hui la commune des Ventes Saint Rémy. Le mot "vente" avait le sens de coupe de bois.

 

L'Eglise

 L'église Notre Dame des Grandes Ventes ne fut d'abord qu'une chapelle bâtie en 1263 par les moines de l'abbaye de Beaubec. Depuis, la reconstruction en a été faite par parties : le choeur et les chapelles en 1482 : la nef en 1545 (date que l'on peut lire sur une porte latérale, aujourd'hui murée) est due surtout au zèle du curé Jacques Durieu, originaire de la paroisse. Le clocher date de 1653 et son édification a été menée à bonne fin par le curé Robert de Caux.

C'est une cour carrée avec un escalier en grès. Elle est élevée sur un porche, surmontée d'une flèche en aroise, couronnée d'épis avec une croix et aplatie comme au temps de Louis XIII. Sa construction massive en silex est fortement consolidée par des grès comme le reste de l'église.

1703 : pavage en cailloux du porche

Depuis ces temps lointains, l'église a fait l'objet de nombreux aménagements et réparations, notamment en 1869, l'abbé Picard entreprit de doter l'église de vitraux peintes, et pour cela fit appel à la générosité de ses paroissiens. "Hatez-vous, dit-il un dimanche à la messe car je ne crains qu'une chose, c'est qu'il n'y ait pas assez de fenêtres pour satisfaire la générosité de tout le monde". Son attente n'a pas été tropée. Aux dons des vitraux des chapelles vinrent s'ajouter les huit de la nef.

1888 : rénovation de la porte principale avec adjonction d'un tambour intérieur.

1899 : restauration de la belle verrière du choeur.

Depuis 1975, des travaux de rénovation ont été entrepris et notamment à l'intérieur où "LA LITRE" *des seigneurs des Ventes d'Eawy fut mise à jour et restaurée.

* LITRE  : large bande noire autour de l'église où sont peintes les armoiries des seigneurs.

A noter quelques objets de cultes classés par les monuments historiques :

carreau de terre cuite vernissé du 15ème siècle, portant l'inscription commémorative de la consécration de l'église en 1484 (classé en 1913, accroché sur le mur gauche du porche)
statue de la Vierge à l'Enfant, en pierre du 16ème siècle, représentée offrant un fruit à son fils. (classée en 1944, placée côté gauche de la nef)
La Sacristie

En 1555, il n'y avait pas de sacristie. Les livres, vêtements et ornements étaient renfermés dans des coffres. Une première sacristie a été construite à une époque que nous ne pouvons préciser ; c'et en 1755 que le conseil de fabrique*décida une nouvelle sacristie ainsi qu'un autel et un confessional.

En 1880, sous l'administration de l'abbé Picard, une nouvelle sacristie fut édifiée.

* fabrique: dans chaque paroisse, une conseil de fabrique administre les biens et revenus de l'église. Ce conseil a été supprimé pendant la révolution et fut rétabli après.

 

Son histoire :

 

Origine du nom : la paroisse, fondée en 1261, est appelée Beau Becquet mais c'est la dénomination populaire "Les Ventes d'Eawy" qui s'impose dés le XVème siècle.
Le nom des Grandes-Ventes n'est utilisé que depuis le XVIIIème siècle.

Au vu des hachettes de bronze, tuiles romaines et débris de poterie ayant été retrouvés, la commune a sans doute été occupée dés l'époque romaine.
Par la suite, elle est sous l'autorité du comte de la Heuze qui jouit d'une grande puissance reconnue par le curé qui lui transmet de l'encens et l'Eau Bénite au XIVème siècle.
A la fin de l'Ancien Régime, le renchérissement du bois et les besoins en charbon entraînent un fort accroissement de la population. Néanmoins, cet accroissement s'interrompt et la population chute jusqu'au milieu du XXème siècle. Depuis les années 80, sa population est en constante augmentation.
Les Grandes-Ventes sont occupées par l'armée allemande à partir du 11 juin 1940.
Et l'année 1944 est particulièrement terrible pour les Grandes-Ventes, subissant des bombardements incessants. Les prisonniers russes travaillent comme des bagnards et meurent de faim, tandis que les agriculteurs de la commune sont réquisitionnés avec leurs chevaux pour effectuer des travaux sur les rampes des V1.
Les 28, 29 et 30 août, l'armée allemande se replie peu à peu et le 1er septembre un courageux Canadien traverse le village en moto sous les acclamations, marquant la libération définitive de la commune.