LE PATRIMOINE

Mairie de Sainte-Colombe

HISTORIQUE

 

  L'existence de sites préhistoriques sur notre commune atteste de tout temps de la présence de l'homme dans notre région.

 

    Le territoire est occupé au Haut Moyen Age (découverte d'un sarcophage datant du VIIe siècle dans l'ancien prieuré).

     Sainte Colombe connait un essor rapide au XIIIe siècle :

  • Proximité de Provins (Ville de foires)
  • Utilisation de la Voulzie comme voie navigable facilitant les échanges de farine, vin...

 

    A cette époque, Sainte Colombe est déjà un gros bourg qui abrite une léproserie (Close-Barbe fondée en 1160 par Henri le Libéral, Comte de Champagne), un prieuré Clunisien (XIe siècle) et une église paroissiale (XIIIe siècle).

 

    Au XVIIe siècle, le château de Septveilles est construit sur les rives de la Voulzie, au XVIIIe siècle, les travaux de construction du Canal Royal de Provins sont commencés. Ces témoins disparaîtront après la Révolution.

 

   Au milieu du XIXe siècle, les travaux d'assèchement des mares environnantes permettent une meilleure mise en valeur du terroir, l'ère industrielle et la venue du chemin de fer (1857) apportent de nouvelles activités (exploitation des argiles, tuileries, briqueteries).

 

   Au XXe siècle, le village prend son aspect actuel avec les travaux d'adduction d'eau de la Ville de Paris et les réaménagements de la RD 403.

 

    Quelques personnages qui ont marqué l'histoire de notre commune :

  • L'abbé Armand Félix Gaston d'ANDLAU (1710-1785) aumônier du roi Louis XV, propriétaire de château.
  • Edme Jean Noël HENIN (1748-1818) curé de Sainte Colombe, pendant 36 ans, poète et fablier.
  • Simon Benoist LOMBARD (1830-1903) céramiste et mécène local.
  • Armand Jules FRANCOIS (1867-1952) instituteur à Jutigny et bienfaiteur de notre commune. (Il lègue à la commune ses biens avec obligation de garder un caractère scolaire). Les écoles portent aujourd'hui son nom.

 

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EXPLOITATION D’ARGILE

 

Les premières exploitations d'argile remontent au XIXe siècle.

De l'exploitation en galeries, il ne reste que quelques vestiges.

Les carrières aujourd'hui sont à ciel ouvert.

Cette activité minière locale aura duré un siècle (de 1875 à 1975) et aura marqué la vie de nombreuses familles de la commune :

 

Témoignage d'un ancien mineur de fond Victor POUILLARD d'Ozoir la Ferrière 89 ans

Extrait du bulletin municipal d'Ozoir la Ferrière n° 18 - Décembre 1996

ETRE GLAISIER : UN DUR METIER

GLAISIER : Appellation locale pour désigner le Mineur en Argile ou l'ensemble des personnels travaillant dans des exploitations d'extraction d'argile, les glaisières.

« J'avais onze ans lorsque ma mère s'installa avec moi à Ste Colombe, près de Provins, et c'est dans ce petit village que je passai le certificat d'études. Après quoi, je découvris les dures réalités de la vie active.

Ste Colombe possédait en 1922 d'importantes mines d'argile, matériau dont on faisait, selon sa qualité, des briques réfractaires pour les hauts-fourneaux, des tuiles, ou de la faïence... Certaines carrières étaient exploitées à ciel ouvert, d'autres couraient à des profondeurs variables.

Après avoir travaillé quatre ans en surface, je me retrouvai à 21 mètres sous terre dès que j'eus dix-huit ans. Dans les galeries, le travail, très pénible, était en outre dangereux en raison du risque d'explosion dû à un mélange d'air et de gaz. Ce dernier prenait naissance dans le bois de mine pourrissant à cause de l'humidité ambiante. C'était le « coup de mine » aussi terrible que le « coup de grisou ».

Les mineurs des glaisières, « les gueules grises » étaient payés au nombre de mètres cubes de glaise sortis. Afin de mesurer le volume extrait par chacun, des petits poteaux en bois étaient plantés régulièrement le long de galeries. Tous les quinze jours, au moment de la paye, un responsable passait. Il donnait un coup d'herminette sur le poteau correspondant à l'endroit où nous nous trouvions lors de sa visite et comptait le nombre de poteaux le séparant de celui sur lequel il avait effectué le même geste quinze jours plus tôt. Il en déduisait ainsi la distance  parcourue par chaque ouvrier.

Bien sûr, nous trichions un peu, reculant de deux ou trois mètres  l'ancien poteau entaillé.  Nous n'avions pas trop mauvaise conscience car si les salaires s'avéraient corrects, les conditions de travail imposées ne l'étaient pas. L'air, surtout, nous manquait. Il parvenait théoriquement dans les galeries au moyen d'une machine à bras située en surface et qu'un gamin actionnait...quand il ne jouait pas avec ses copains. De toute façon, les tuyaux étaient en si mauvais état qu'on n'aurait pas soufflé une allumette au bout des galeries. Les jeunes comme moi parvenaient à respirer mais les hommes plus âgés étouffaient.

Un jour, il y eut un « coup de mine » près de l'endroit où je me trouvais. Grièvement brûlé aux mains et au  visage, je vis ma peau se décoller affreusement. Un docteur me soigna à l'acide picrique puis au pyrolcol, une huile verte épatante masquant les cicatrices. Cet accident m'ayant valu de côtoyer la mort d'un peu trop près, j'eus très envie de mettre un terme à ma carrière de mineur de fond. Il me fallut pourtant redescendre et ce n'est qu'à l'âge de vingt-trois ans que je décidai d'arrêter ce dangereux métier. »

 

 

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LA GRANDE GUERRE 14-18

 

Cette guerre a mobilisé 8 millions d'hommes dont 5 millions ont combattu.

 

1,5 million de ces hommes sont morts (27 % des effectifs engagés), soit 10,5 % de la population active masculine, sans compter les 3,4 millions de blessés et mutilés.

 

Pour se souvenir de leurs compagnons tombés dans les terribles tranchées de la Somme ou de l'Argonne, ceux qui sont revenus vont être à l'origine d'un formidable engouement pour la mémoire des morts pour la France.

 

Les Communes vont alors élever des stèles, apposer des plaques, ériger des obélisques pour rendre hommage à ces hommes morts pour la France.

 

Ainsi, plus de 36 000 monuments aux morts furent érigés en France entre 1918 et 1926.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2005, l'association des anciens combattants, après plusieurs réunions, accepta le transfert du monument aux morts de l'ancien cimetière vers le nouveau cimetière.

 

Les membres de cette association choisirent comme emplacement le cimetière nouveau.

 

 

 

 

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LA MALADRERIE ET LE PRIEURE

 

- La maladrerie de Close Barbe fondée sous Henri 1er, comte de Champagne de 1152 à 1181 de laquelle ne subsiste qu'une partie du mur d'enceinte datant du XVe siècle et une salle qui pourrait avoir abrité le réfectoire.

 

- Les vestiges d'un prieuré clunisien : Il y a onze siècles étaient fondés l'Abbaye de Cluny et l'ordre monastique correspondant. Rapidement, un vaste réseau de plus d'un millier de prieurés furent construits dans toute l'Europe. Perché sur un promontoire, le prieuré du Mez date du XI° s, relevant des religieux de la Charité-sur-Loire. En 1157 est mentionnée une charte du Comte Henri par laquelle ce seigneur donne au Prieuré les droits de justice et conforte les acquisitions précédentes. L'édifice est mentionné en 1223 et possède un domaine agricole, des terres labourables, des vignes et ddes prés. Les moines auront recours à une main d'oeuvre jusqu'au premier quart du XV°s. En 1358, les règles de succession pour le royaume de France entre Jean II et Charles de Navarre et la guerre de 100 ans ravageront tous les lieux des environs de Provins, le Prieuré ne sera pas épargné. Mais c'est la fureur des huguenots en 1560 dans le conflit incessant entre catholiques et protestants qui aura raison des monastères qui, cette année-là, furent pillés et brûlés dont le prieuré du Mez de la Madeleine et Saint Léonard.

Le bâtiment devait être très imposant si l'on en croit les maçonneries existant au sol dans le chemin à l'extérieur de la propriété. Sa position était aussi stratégique. Du Prieuré et du Mez de la Madeleine la surveillance derrière les remparts de Provins était possible. Aujourd'hui, depuis le plateau, la vue porte sur la Tour César et la Collégiale Saint Quiriace.

Un sarcophage mérovingien fut trouvé en 1976 au chevet de la Chapelle. Il est exposé au Musée du Provinois.

Un chemin de randonnée, sur les coteaux de la Voulzie, permet de longer les restes de ce prieuré qui demeure aujourd'hui dans le domaine privé.

 

Au détour des chemins, vous pourrez découvrir tout un petit patrimoine : croix, lavoirs, moulins et ponts, puits qui charment le regard.

 

 

 

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La maladrerie de Close barbe ou l'histoire de la lèpre sur la route de Sens pour la ville de Provins. 

 

 

Moïse parlait déjà de la lèpre. Il indiquait les mesures à prendre pour en arrêter le progrès : « sortez-les de la tente ».

Charlemagne déclarait la lèpre « cas de nullité de mariage ». Ce  fut  sous cet empereur que l'internement est devenu  général.

Pendant environ 600 ans, la peste sévira. On ne savait pas la soigner. Elle laissait des stigmates sur le visage, le corps. En France, la maladie est mentionnée au V ème siècle.

 

 

 

 

 

 

La maladrerie en 1990 (photo Michel Phély).

Les autres photos sont de Francine Ponce.

               

 

 

Les va et vient des peuples, les guerres et les retours de croisades propagent toutes les maladies, avec son lot de misère, de fatigue, de crasse. Les échanges internationaux de l'époque, les grandes foires de Champagne firent le reste.

Ce reste, c'était qu'en 1244, on dénombrait 19 000 léproseries dans la chrétienté dont 2000 en France. Tractation, achat, par la charité, de sa place au Paradis, réel dévouement de quelques uns, tel était le lot des lépreux pour vivre.  

Au moyen âge, les croisés qui avaient contracté la lèpre en Orient la rapportèrent en Europe. Elle s'y propagea rapidement. La Champagne et la Brie ne furent pas exemptes de la contagion.

Provins comptait alors 80 000 habitants Elle était  une des villes les plus peuplées et florissantes de France. La propagation de ce fléau augmenta encore à l'époque des célèbres foires de Champagne.

 

Pour éviter la contagion, on séparait de toute société ceux qui étaient atteints de la lèpre.

On les séquestrait dans ces lieux isolés loin de toute  habitation.

                                   

Ces lieux s'appelaient «léproseries» maladreries », « malandias » ou «lazarets» suivant les régions sous la protection de Saint Lazare parfois nommé Saint Ladre.

 

Devant cette situation, quelques seigneurs et notables bourgeois prirent l'initiative de faire bâtir la Maladrerie de Clos le barbe ou Crolebarbe ou  Close-barbe  à une lieue de la ville de Provins sur le chemin de Sens et de solliciter les aumônes des habitants pour l'entretien des malades et de la maison.

La proximité de l'église de Sainte Colombe et du Prieuré du Mez de la Madeleine a certainement favorisé ce choix. On ne connait pas la date de fondation mais elle fut l'objet d'une donation en 1165 par Henri 1er, (1127-1181) Comte de Champagne et dotée de revenus très importants. Il fut sans doute à l'origine de sa fondation.

 

Les juristes de l'époque considéraient les lépreux comme des êtres morts civilement dont la séquestration formait les funérailles.
Quand un lépreux devait entrer dans un lieu habité, il était tenu de porter un vêtement particulier et de se munir d'une crécelle ou de cliquettes en bois pour avertir  les  passants  de  son  approche, de  son passage. Une cérémonie religieuse avait lieu. Le lépreux, entouré de tréteaux qui symbolisait le cercueil, écoutait le sermon suivant :

  • Je te défends d'entrer dans les églises, les marchés, au moulin, au four et dans tous les lieux où il y a affluence de peuple.
  • Je te défends de laver tes mains, linge et autres choses nécessaires à ton usage, en fontaines et ruisseaux autre que celui du lieu où tu vas habiter désormais.
  • Je te défends d'aller hors ta chambre, en autre habit que celui duquel usent les lépreux et sans être chaussée.
  • Je te défends de ne toucher aucune chose que tu voudras acheter et de la montrer avec une verge nette si jamais tu sortais de l'endroit clos où tu mourras désormais.
  • Je te défends d'entrer en tavernes et maisons, hors celle en laquelle est ton habitation et si tu veux avoir vin ou viande, qu'ils te soient apportés dans la rue.
  • Je te recommande, si quelqu'un te parle ou que tu parles à quelqu'un de te mettre au dessous du vent. Si tu dois toucher arbre ou pré, en passage étroit, que cela soit avec des gants.
  • Je te défends de toucher à un enfant et de lui donner ce que tu as touché.
  • Je te défends de manger et boire en compagnie autre que celles des lépreux que tu rejoindras et ne reviens pas sur le village car ton habitation va être détruite et brulée afin d'épargner d'autres que toi.
  • Ta présence, si jamais tu avais obligation de sortir, devra être signalée par la cliquette que tu as devant toi dans la panetière avec les gants.

 

Cette cérémonie était parfois suivie d'un simulacre au cimetière où l'on creusait une fosse symbolique en lançant trois fois de la terre sur la tête du ladre. En 1225, la lèpre est si répandue que les hôpitaux sont sans ressources.

Close Barbe est tout d'abord réservée aux lépreux de la ville de Provins puis en 1225, elle ouvrira ses portes aux lépreux de Saint Loup de Naud, moyennant une contrepartie qui fit l'objet de plusieurs requêtes en 1511 à 1556 pour non respect du « paiement ».

La gratuité n'est pas de mise car la famille du lépreux doit fournir quatre livres tournois, son lit et la literie, nappes, 20 sols pour la cheminée, des oboles pour les malades et les frères et sœurs, sa vêture.

 

 

 

 

 

 

 

Les léproseries (2000 en France au XIIIe siècle) étaient de vastes enclos, tous bâtis sur le même modèle. Ces enclos renfermaient des habitations pour les malades des deux sexes.

Chacun avait sa cellule. Mais on y avait en commun des jardins, des vergers, des vignes, une église, une source, et ...un cimetière.

La communauté religieuse qui se chargeait de l'administration et donnait des soins aux malades comprenait également des lépreux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers le XIVe siècle, l'endémie décline rapidement. Ceci est dû d'une part à l'impitoyable ségrégation qui limitait l'expansion de la maladie et d'autre part à l'amélioration de l'habitat et du niveau de vie. En 1640, il n'y avait plus de lépreux à Close-barbe. Plus de malades mais les 2000 livres de revenu attisent bien des convoitises mais la ville de Provins, par le biais de Toussaint Rose en garde la jouissance. (pour information, l'administrateur touchait à l'époque 500 livres).

 

A cette époque, seule la chapelle servait encore aux offices et une fois par an une messe à fin avril était suivie d'un déjeuner champêtre qui se terminait « coquinement ». Les pères de l'oratoire cessèrent peu à peu son utilisation.

 

Au fil du temps, les bâtiments furent abandonnés et tombèrent en ruine.

Sur l'intervention de Toussaint Rose auprès du roi louis XIV en 1693, les Pères de l'Oratoire du Collège de Provins prirent possession des ruines et évitèrent leur disparition totale. En 1720, le supérieur vendit les cloches et l'église fut définitivement laissée à l'abandon.

Le cimetière, dans lequel on ne faisait plus d'inhumations, tout aussi abandonné, fut démantelé. Le maire de Provins, M. Saussoy  fit ôter plusieurs pierres tombales pour servir de bornes dans les rues de Provins, les autres servirent de dalles au moulin de l'Ile où des inscriptions étaient visibles.

Ils transformèrent l'endroit en ferme. A l'époque  de la révolution, la léproserie de Close-Barbe fut confisquée, vendue comme biens nationaux en octobre 1794 et acquise par un certain sieur Coquet.

 

 

 

Ces mêmes biens furent ensuite revendus plusieurs fois. Aujourd'hui, la maladrerie du moyen-âge est devenue une propriété d'agrément.

 

De nombreux vestiges sont encore visibles : l'enceinte, la fontaine, une salle basse avec colonnes et chapiteaux. C'est ainsi que cette léproserie fonctionna pendant cinq siècles.

 

 

 

 

Hommage à Guy Cochet (1941-2013) :

Maire adjoint de Sainte Colombe, féru d'histoire, il fut de nombreuses années, l'organisateur aux fêtes médiévales de Provins des « lépreux de Sainte Colombe ».

Ces pages sont aussi largement tirées de ses écrits et de ceux de M. Rogeron en 1902, de ses recherches et sa passion pour le patrimoine qu'il a su faire partager par l'organisation des journées du patrimoine et les contacts qu'il a su tisser avec les propriétaires de cette demeure d'exception.

Merci Monsieur Cochet !

 

 

 


 

LE PRIEURE

Les vestiges du prieuré du Mez de la Madeleine

 

 

 

Vue du Prieuré en 1956

 

Il y a onze siècles étaient fondés l'abbaye de Cluny et l'ordre monastique correspondant. Rapidement un vaste réseau de plus d'un millier de prieurés furent construits dans toute l'Europe.

Perché sur un promontoire, le prieuré du Mez date du XIe siècle, relevant des religieux de la Charité-sur-Loire.

En 1157, est mentionnée une charte du Comte Henri par laquelle ce seigneur donne au prieuré les droits de justice et conforte les acquisitions précédentes.

L'édifice est mentionné en 1223 et possède un domaine agricole, des terres labourables, des vignes et des prés. Les moines auront recours à une main d'œuvre jusqu'au premier quart du XVe siècle.

En 1358, les règles de succession pour le royaume de France entre Jean II et Charles de Navarre et la guerre de 100 ans ravageront tous les lieux des environs de Provins, le prieuré ne sera pas épargné.

Mais c'est la fureur des huguenots en 1560 dans le conflit incessant entre catholiques et protestants qui aura raison des monastères qui, cette année-là, furent pillés et brûlés dont le prieuré du Mez de la Madeleine et Saint Léonard.

 

 

 

 

Le bâtiment devait être très imposant si l'on en croit les maçonneries existant au sol  dans le chemin à l'extérieur de la propriété.

Sa position était aussi stratégique.

Du prieuré et du Mez de la Madeleine, la surveillance derrière les remparts de Provins était possible.

Aujourd'hui, depuis le plateau, la vue porte sur la Tour César et la collégiale Sainte Quiriace.

 

 

        

                           

     

        

 

 

Un sarcophage mérovingien fut trouvé en 1976 au chevet de la chapelle. Il est exposé au musée du Provinois.

Un chemin de randonnée, sur les coteaux de la Voulzie,  permet de longer les restes de ce prieuré qui demeure aujourd'hui dans le domaine privé.

 

    

 

 

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L'église de Sainte Colombe

 

Placée sous le vocable de Sainte Colombe et de la Viergeelle remonte à la transition XIe - XIIe siècle et possède les caractéristiques de l'art roman élaboré (nef et transept de même hauteur, collatéraux, épaulant le vaisseau central, percement de baies étroites).

Elle a les piliers rectangulaires à tailloirs et arcades romanes. Les deux bas côtés sont voutés à la romane. La grande nef est plafonnée. Les chapiteaux et le triplet du chevet indiquent le XIIIe siècle. Le transept est voûté à double tore.

 

              

La surface de l'église est de 450 m²

 

 

Des travaux importants de restauration eurent lieu dans les années 1864, 1873, 1888 et 1988 avec la réfection du clocher.

L'orientation de l'église est au nord/est ce qui la diffère des autres églises.

Après l'abandon de l'église de St Michel de Poigny au début du XIXe siècle, l'église de Sainte Colombe est devenue lieu de culte pour les populations des 2 communes.

Cet édifice est non classé à l'inventaire des Monuments Historiques.

 

 

 

LE CLOCHER

 

Il semble que sa construction soit relativement récente (17ème ou 18ème siècle).

Une date figure sur une des poutres maîtresses de l'ouvrage : 1754. Le clocher, couvert d'ardoises, d'une hauteur de 26 mètres, en forme d'étoile (vu du ciel), avec son toit dit "à chapeau" à 8 cotés est peu répandu en Brie.

En 1833, la charpente qui pouvait recevoir à l'origine 2 cloches, en reçoit une nouvelle en 1833 d'un poids de 800 kg. Elle a pour nom de baptême " Adélaïde Henriette Colombe Michèle".

Après une restauration partielle en 1873, la réfection complète du clocher fut réalisée  en 1988 avec mise en place de nouveaux abat-sons et d'un coq en cuivre.

En 1989, une consolidation du sommier s'avéra nécessaire avec pose d'un nouveau plafond en lambris à la croisée du transept, travaux réalisés par les Etablissements Chervet de Savins.

En 1991, la réfection complète de la couverture de la chapelle de la Vierge fut réalisée. La pose d'un paratonnerre en 1996 acheva la restauration complète du clocher.

 

 

 

 

 

LES FRESQUES

 

Comme tous les édifices du Moyen-âge, les murs de l'église étaient peints et décorés.

La couleur ocre en était la base.

 

Des traces de ces fresques subsistent sous le badigeon blanc datant à l'origine de 1865.

 

 

 

 

 

 

LES VITRAUX

 

 

Les vitraux, posés en 1874 par Louis Boileau, maçon à Septveilles, ont retrouvé leur place en 2015. Déposés en 1994 lors de travaux d'assainissement, ils ne purent être réinstallés. D'une part les baies les recevant avaient disparu et d'autre part, ils avaient besoin d'une restauration.

M. Miller, vitrailliste, a mis les verres à la cote, a refait le visage de la Vierge (qui était invisible) et a réalisé les fixations.

M. David Dromenel a réalisé l'aménagement des baies sur le pourtour des vitraux. Profitant de son échafaudage, il a également réparé plusieurs fissures devenues inquiétantes.

Les vitraux consacrent de gauche à droite l'annonciation, le Christ en majesté et sainte Colombe. (confer flash info de septembre 2015).

 

 

 

 

Les pierres tombales

 

Le fragment d'une pierre tombale subsiste dans l'église. Il est situé contre le mur à droite de l'entrée. Il s'agirait de la sépulture d'Edmé Bruy (vicaire de la Léproserie) et de sa mère, tous deux étant apparentés à la famille De Beaulieu, originaire du Pécy.

Des inhumations ayant cours dans l'église jusqu'au 17ème siècle, il est probable que cette pierre tombale fut déplacée lors de la réfection du carrelage à la fin du 18ème siècle.

 

 

Le patrimoine mobilier

 

La chaire (inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 30 mai 1980), les bancs anciens ont été restaurés dans les années 2008 et 2009.  Les stalles dateraient du 18ème siècle.

Le confessionnal, les autels dédiés à Sainte Colombe et à la mère du Christ datent de 1885.

Certains objets, inscrits sur des inventaires anciens, ne figurent plus dans le patrimoine de cette église.

                      

 

                

La Statuaire

Selon les inventaires faits entre 1838 et 1853, l'église possédait 12 statues :

  • Ste Colombe
  • La Sainte vierge
  • Saint Eloi,
  • Saint Vincent,
  • Saint Paul
  • Saint Loup                                                                    
  • Saint Michel
  • Sainte Catherine
  • Saint Fiacre
  • Saint Roch
  • Saint Jean
  • Saint Nicolas.                                                                   

 

 

 

 

La châsse reliquaire

 

La chasse est l'objet le plus symbolique de l'église.

En bois peint et doré, ornée aux quatre angles de quatre colonnes dorées, en forme de tombeau, elle est garnie de 4 glaces ovales.

La dite châsse disposait d'un brancard de procession que nous ne possédons plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Chemin de Croix

 

Quatorze stations datant de 1899 : Céramiques de Alice de Clercq déposées en 1990 pour restauration.

 

 

   

Les annexes

 

La porte à droite de la chapelle de la Vierge donne accès à la sacristie, affectée l'hiver en lieu de prière. Il s'agit d'une belle salle voûtée restaurée dans les années 1970.

L'accès au clocher se situe derrière la chapelle Ste Colombe. On y accède par une porte située coté jardin de l'ancien presbytère.

Il est dommage que cet accès ne nous soit pas permis.

 

Les troncs

 

Il y avait à l'origine 3 troncs pour l'église, 2 sont encore visibles.

 

Les lustres

 

Les lustres décorant les deux chapelles furent installés en 1892. Ils furent fournis par la fabrique Dumont de Lyon.

Une remise en état pour leur mise en valeur est récente. Nous la devons à Monsieur Guy Cochet, fervent défenseur du patrimoine.

 

 

 

Les Fonts Baptismaux

 

Petit monument en marbre rose mentionné à partir de 1882 (marbre et fer forgé à cette époque) il remplace l'ancien constitué d'une cuvette en plomb.

 

 

  

Les abords de l'église

 

Nous avons consacré à la mise en valeur des abords de l'église, une part importante de notre budget :

  • Parking permettant de limiter le stationnement le long du RD 403
  • Eclairage public
  • Accès au cimetière facilité
  • Voie d'accès handicapés à l'ancien cimetière
  • Aménagement des abords de l'église

 

 

 

 

 

   

Un peu d'histoire :

Le cœur historique de Sainte Colombe est situé à proximité de cette église.

 

 

Mairie, école mixte puis de garçons, presbytère étaient réunis à proximité de l'église et de l'ancien cimetière du village. En face était situé le château de Sainte Colombe aujourd'hui disparu.

L'ancienne mairie/école à gauche de l'église a été restaurée pour faire des logements locatifs.

En 1888, la commune de Sainte Colombe possède 11 hameaux qui sont : Septveilles le haut, Septveilles le bas, Château Jaillard, La pisserote, le petit District, Pont-Benoist, Close-Barbe,

Le Mez de la Madeleine, Clermont, Beaujard, le Vieux Château.

On y dénombre à cette époque : 185 maisons et 200 familles, 120 chevaux, 160 vaches, 450 moutons, 2000 animaux de basse-cour et 30 ruches. Sur la Voulzie 4 moulins pouvaient produire 150 quintaux de farine en 24h.

 


LES PERSONNALITES

 

Quelques personnages qui ont marqué l'histoire de notre commune :

 

  • Louise Marie Madeleine Victoire le BEL de la BOISSIERE (1680 - 1748)

 

Titrée comtesse d'Argenton, maitresse du Régent de 1698 à 1710 et mère de Jean Philippe d'Orléans, reconnue par son père.

Bien que très libertin, elle fut celle qui compta certainement le plus pour le Régent.

Elle demeura sur le territoire de la commune dans le château aujourd'hui disparu et fut dame de Sainte Colombe de 1734 à 1745.

 

 

 

 

  • L'abbé Armand Félix Gaston d'ANDLAU (1709 - 1785)

Aumônier du roi louis XV, prince du Saint empire, abbé de Tenailles, prieur de  Sainte Colombe, seigneur du château en 1754 pour lequel il fera une donation entre vifs à Marie-Anne-Thérèse-Françoise-Gabrielle du Dressier.

 

  • Edme Jean Noël HENIN (1748 - 1818)

Curé de Sainte Colombe, pendant 36 ans, poète et fablier. Il fut membre de la société d'agriculture de Provins où sa bonhomie et son humanisme ont marqué cette assemblée.

 

 

 

 

 

  • Simon Benoist LOMBARD (1830 - 1903)

Céramiste et mécène local. Il fut pendant 3 ans instituteur à Sainte Colombe de 1850 à 1853 avant de devenir par l'utilisation des moulins un céramiste et un homme d'affaires avisé : la briqueterie.

Il fut qualifié  « d'homme le plus intelligent de la région » par l'instituteur Foucault en 1888 dont le témoignage est visible dans les monographies communales des archives départementales de Seine et Marne.

 

 

 

 

  • Armand Jules FRANCOIS (1867 - 1952)

 

Instituteur et bienfaiteur de notre commune. Il lègue

ses biens à la commune avec l'obligation d'utiliser

ceux-ci à l'éducatif. Les écoles sont à l'emplacement

donné par M. François et portent aujourd'hui son nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa maison rénovée en 2011 a permis d'augmenter l'offre locative de la commune.

 

 

 

  • Albert ROUSSEL (1869 - 1937)

Compositeur français qui habita avec son épouse Blanche Preisach à la villa « La Pisserotte » vers les années 1908.

Il achève la « première sonate pour violon et piano » en août 1908 et compose « le marchand de sable qui passe » terminé le 23 octobre 1908 et la mélodie « Flammes » sur des vers de Georges Jean-Aubry.

Cette période marque la fin des compositions de « jeunesse » de Roussel qui partira en Inde en 1910 avec sa femme et reviendra chargé d'idées pour ses nouvelles compositions musicales.

Il avait connu Sainte Colombe certainement en accompagnant son professeur qui passait en famille des vacances à Provins.

En 2010 et 2011 plusieurs concerts seront organisés par l'école de musique du provinois afin de lui rendre hommage sur le lieu de composition de ses œuvres.